Mobil’idées vous conseille deux lectures pour cet hiver
le dossier de Ville & Vélo à lire juste ci-dessous
et l’article qui suit de Vélo Québec
Issu du site de Vélo Quebec
Nul besoin d’être un grand statisticien ni même un grand observateur pour le savoir : les cyclistes hivernaux sont de plus en plus nombreux dans les rues. Les vertus du vélo hivernal sont découvertes par de plus en plus de gens qui utilisent leur vélo comme moyen de transport. Il y a aussi (l’un n’empêche pas l’autre) de plus en plus d’amoureux du vélo d’été qui s’étonnent, après un essai hivernal, de ce que leur amour s’étende sans difficulté à la saison froide. L’amour total, quoi ! Bref, ça pédale de plus en plus en hiver. Rouler par temps froid veut souvent dire faire de moins longues distances et utiliser son vélo moins souvent. Si vous avez envie d’essayer, commencez par pédaler une ou deux fois par semaine lorsque la chaussée est relativement dégagée ou lorsque le mercure indique plus de -5 ºC. C’est à vous de trouver ce qui vous convient et, surtout, allez-y à votre rythme, sans trop vous en demander.
Voici donc quelques conseils pour traverser la saison froide sur deux roues :
Le bon vélo
Un vélo d’hiver est un vélo le plus simple possible. N’oubliez pas qu’il sera rongé par la rouille plus rapidement (dommages occasionnés par le sel), alors mieux vaut utiliser un vélo de moindre valeur (Mobil’idées vend des vélos retapés à bas prix par exemple). Idéalement, il possède moins de huit vitesses et un système de vitesses intégré à l’intérieur du moyeu pour éviter que le sel n’abîme le mécanisme. Choisissez de préférence des pneus larges, car plus ils le sont, mieux ils adhèrent au sol. Il existe même des pneus cloutés pour ceux et celles qui ne veulent pas manquer une seule journée de vélo-boulot ! Un guidon droit est également préférable pour bien voir autour de vous. N’oubliez pas non plus des garde-boue et un système d’éclairage actif (feu blanc à l’avant et feu rouge à l’arrière), puisque hiver rime souvent avec noirceur.
Entretien de l’équipement
Vous pouvez laisser votre vélo dehors : vous n’aurez qu’à le déneiger ou à le déglacer au besoin. C’est à vous de choisir de le faire « dégeler » à l’occasion, à l’intérieur, ou de le rentrer tous les jours. L’important est de ne pas alourdir vos déplacements hivernaux : si vous rentrez votre vélo tous les jours alors que vous n’avez ni la place ni le goût d’éponger la neige qui fond dans votre entrée, vaut mieux le laisser dehors. Les déplacements quotidiens à vélo doivent rester simples, sinon vous y renoncerez !
Lorsque le mercure descend sous zéro, certains composants du vélo ou du cadenas peuvent geler. Il existe des solutions : le liquide qui dégivre les serrures de voiture fait très bien l’affaire pour un cadenas de vélo et des composants bien lubrifiés risquent moins de geler. Demandez à votre marchand de vélo qu’il vous conseille des huiles et des graisses plus résistantes au froid. N’hésitez pas non plus à faire faire une mise au point avant l’hiver afin de vous assurer que vos freins et dérailleurs ainsi que les câbles qui les actionnent sont bien lubrifiés. Les parties particulièrement vulnérables au gel sont la serrure du cadenas, les mâchoires de freins, les câbles qui actionnent les freins, les dérailleurs et les câbles de dérailleurs.
Par très grand froid, les moyeux, le pédalier et le jeu de direction pourraient également tourner au ralenti, alors prudence !
Les vêtements
Retenez le principe que plusieurs couches valent mieux qu’une seule trop lourde : privilégiez un coupe-vent à un manteau épais mais perméable au vent, par exemple. Nous vous recommandons donc un manteau chaud (mais pas trop) qui coupe le vent, des pantalons coupe-vent non doublés, des bottes pas trop grosses, des mitaines très chaudes et un chapeau qui couvre bien les oreilles et le front. Vous trouverez sur le marché toute une panoplie de vêtements d’hiver chauds, légers et esthétiques, qui conviennent très bien au vélo d’hiver. Offrez-vous les vêtements adéquats : si vous êtes mal habillé, vous vous découragerez de pédaler l’hiver.
Comment circuler dans des rues glacées ou enneigées ?
Le vélo d’hiver oblige souvent à circuler dans des rues enneigées ou glacées, dont la largeur a été réduite par les amas de neige. Mais parfois les rues peuvent être dégagées et sèches ou pleines de gadoue, donc très salissantes. De plus, les pistes cyclables sont fermées, mis à part quelques tronçons. Les automobilistes ne s’attendent pas à voir des cyclistes puisqu’il y en a moins dans les rues, d’où l’importance d’être bien visible (éclairez-vous !). Nous n’insisterons jamais assez sur l’importance d’être visible : c’est votre vie qui est en jeu. Seulement 12 % des cyclistes qui roulent le soir le font avec un système d’éclairage actif, alors que c’est obligatoire selon le Code de la sécurité routière. Même si vous roulez avec le plus beau casque, vos efforts de protection seront vains si on ne vous voit pas à la nuit tombée !
Et quel type de trajet privilégier ? Des artères bien nettoyées ou des petites rues tranquilles. Si vous circulez sur ces dernières, les automobilistes devront parfois attendre au prochain coin de rue pour vous dépasser, vu la largeur réduite de la chaussée dégagée. Un automobiliste impatient pourrait s’en plaindre, mais vous avez autant le droit que lui d’être dans la rue alors ne vous en formalisez pas outre mesure… Un dernier conseil : rouler sur une surface gelée demande plus de prudence, alors évitez les freinages brusques et prévoyez plus de distance pour vous arrêter.
Bon vélo cet hiver !
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